Ce blog présente des textes de poètes oubliés, peu ou pas connus du XVè au XXè siècle. Il associe, dans la mesure du possible, à chaque auteur une série de liens conduisant à sa biographie ainsi qu'à ses œuvres.
Rondel. Aux sentiers où j’ai tant rêvé Dormant sous la neige odorante De mon enfance, le vent chante Loin de la ville et ses pavés. Sur les coteaux que vous savez, Je rejoindrai mon âme absente Aux sentiers où j’ai tant rêvé Dormant sous la neige odorante....
Lire la suiteLa couronne d’épines. Au seuil de ce royaume, où n’est plus la souffrance, Jésus nous a laissé sa couronne et sa croix, Ayant dit à celui qui pleurait : « Aime et crois ! Ma parole est un long poème d’espérance. Celui qui m’aimera dans l’ombre, pauvre...
Lire la suiteMarie-Yves. Marie-Yves soupèse en sa tête féconde Ses amours évanouies, les étés envolés Les instants éternels durant une seconde Les caresses reçues et les baisers volés. Le sable entre ses doigts coule comme la vie Et la vague venant, succédant à la...
Lire la suiteBallade de la mort philosophique. A Miss Ivimy Il en est qui par peur trépassent : De Profundis leur soit chanté ! D’autres, comme des cordes, cassent Pour avoir trop de jours porté. Ceux-ci passent la sombre porte Par rupture de vanité Ceux-là par rupture...
Lire la suiteLa Charrue. Lourde comme le plomb, dure comme le marbre, Dans la sérénité des larges cieux ouverts, La branche s’élançait du tronc noueux de l’arbre Avec ses deux rameaux pareils à des bras verts. Un jour, dans la saison hésitante où la brise Sous les...
Lire la suiteLe ramier. Vois-tu là-haut cette aile prompte, Fugitive comme l’éclair ? Sans repos, elle monte, monte Puis disparaît au fond de l’air. C’est le ramier que ta parole, En vain, a voulu retenir, Et qui, par l’espace s’envole Pour ne jamais plus revenir....
Lire la suiteLa Pluie. Sur le mont Saint-Germain roulent de vastes ombres Qui de leur teinte grise estompent les décombres Du vieux cloître autrefois maître de ces hauteurs, Et voisin tout-puissant de l’humble monastère Où vivaient sous les lois d’un ordre plus austère...
Lire la suiteLe bonheur de Pépick. Le roi Thirtas avait mille coffres pleins d’or. Le mendiant Pépick avait un sac vide. Or Le roi Thirtas dit à Pépick : « Holà, pauvre homme ! N’est-ce pas que la vie est triste et qu’elle assomme Également, qu’on soit monarque ou...
Lire la suiteLe Potier. Aujourd’hui je suis triste. Écoute, ô cher potier, Je t’apporte le don de mon corps tout entier, Si tu veux avec art, dans ta durable argile, Peut-être, éterniser une forme fragile. Dans une terre rose et semblable à ma chair, Modèle le contour...
Lire la suiteEffet de vin de Romanée. Une estampe naïve et trop enluminée Représente deux Beaux de l’Empire attablé, Sablant, comme ils disaient, des vins de Romanée. L’air fait dans le lointain onduler l’or des blés. Charmants buveurs trinquant sous un orme, comblés...
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