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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 17:05

 

Non, tu ne peux chanter l’air pur et les nuages.

Non, tu ne peux chanter les brises du printemps.

Non, tu ne peux chanter les charmes de l’antan.

Non, tu ne peux chanter les fleurs et les bocages.

 

Non, tu ne peux chanter les grâces de la vie.

Non, tu ne peux chanter les loisirs précieux.

Non, tu ne peux chanter les aimables folies.

Non, tu ne peux chanter la terre ni les cieux.

 

Non, tu ne peux chanter la commune romance.

Non, tu ne peux chanter la femme ni l’amour.

Non, tu ne peux chanter, vulgaire troubadour,

Les plaisirs et les jeux, mais chante la souffrance,

 

Mais chante la souffrance et chante les prisons,

Chante les enfermés et chante leurs tortures,

Chante les suppliciés, chante les aventures

De ceux qui pour mourir sont plus grands que leurs noms.

 

Chante ceux qui s’en vont, et chante ceux qui restent,

Chante ceux que la haine enfin a sacrifiés.

Chantent ceux qui, seuls, purs, se lèvent et protestent

Et meurent, repoussant du pied toute pitié.

 

Chante ceux qui ont peur de tout opportunisme,

Chante ceux qui ont peur de toute confusion,

Chante ceux qui ont su posséder le cynisme

D’une vertu entière et sans compréhension.

 

Chante tous ceux qui paient pour demeurer des hommes

Et renoncent à tout pour pouvoir l’emporter,

A l’amour, à la vie, au bonheur d’être, en somme,

Qui renoncent à tout, sauf à la Liberté,

 

Chante leurs corps brûlés et chante leurs cadavres,

Et ceux qui n’auront plus que leurs noms à chérir.

Chante ceux qui sont fiers d’une mort qui les navre

Et chante ceux qui chantent en s’en allant mourir

 

Et prépare des chants pour les justes vengeances.

Que ta haine sacrée dresse les échafauds.

Tes martyrs, Liberté, clament leur allégeance,

Et la mort du martyr veut la mort des bourreaux.

 

Extrait du journal clandestin La Corse délivrée.

 

 

Texte extrait de : « La Poésie et la Résistance » Europe revue littéraire mensuelle – Juillet Août 1974. Pages 208-209.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 00:35

Que de lous acharnés sur une bergerie,

Qui n’a plus maintenant que les os et la peau,

Que d’âpres Médecins sur un pauvre troupeau

Qui ne fait qu’aspirer à la fin de sa vie !

 

Que de Taupes encore en si peu de prérie,

Que de cerveaux divers sous un même chappeau,

Que de Praticiens dans un pauvre barreau

Dont tant d’ânes confus ont fait une écurie !

 

Que de rîs corrompus parmi nos justes pleurs,

Que de Serpens cachez parmi nos belles fleurs,

Que d’ennuis vont pressant notre pauvre province !

 

Que de bourreaux en œuvre et de voleurs punis,

Si Dieu juste et vengeur fait la grace à mon Prince

De connoitre l’état de nos maux infinis.

 

***

 

Robert Angot de l'Eperonniere (vers1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satirique.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres Satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929.  "Nouveaux Satyres et Exercices. P217

 

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

                                           ***

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 23:12

 

Si j'eusse en lui portant des loüanges frivoles,

Accompaigné mes vers de six bonnes perdris,

Je n'eusse pas, Courval, perdu comme je fis,

Un procès qui valloit plus de trente pistolles.

 

De fait j'apperceu bien quand ses feintes paroles

Taxèrent en public l'honeur de mes écris,

Qu'il ne lui faut qu'offrir, pour emporter le pris,

Des Levraux, des Canards, des Turbots et des Solles.

 

C'est ainsi, mon Courval, que nous sommes trétés

Pour honorer des gens qui sauf leurs qualités

Sont moindres en effet que ne sont leurs manoeuvres,

 

Et qui ne deignent pas, quand ils les ont receus,

Feuilleter seulement un feuillet de nos oeuvres,

Si ne n'est quand ils ont besoin de torche-culs.

 

Robert Angot de l'Eperonniere (vers1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satirique.

Ce sonnet plein de dépit est adressé à Thomas Sonnet de Courval, (1577-1627), médecin et poète satirique lui aussi, grand ami de Robert Angot de l'Eperonnière.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres Satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929. P4-5.

 

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:16

 

Loire vante Ronsard et Sarte son Garnier,

Garonne Du Bartas, Seine La Bergerie,

Qui remplis de l'ardeur d'une docte furie

Se sont don,nés carrière au Delfique mestier.

 

De moy j'aime Ronsard pour nous avoir premier

Rapporté gravement l'antique Poësie,

Garnier pour bien tonner l'horrible Tragédie,

Bartas pour estre grave et Durant singulier.

 

Encor n'ont-ils gaigné la gloire de Permesse,

Car si l'un est util la douceur il délaisse,

Angot emporte seul cest honneur par sur tous,

 

Non pour sembler util, plus dous ou plus facile,

Mais pour bien meslanger l'utile avec le dous,

Et mesler  doctement le doux avec l'utile.

 

                             ***

 

Robert Angot de l'Eperonnière (vers 1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satyrique ; ce sonnet lui est écrit par une admiratrice qui ne le signe que de ces initiales: IDPA.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929. P4-5.

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

 

Note: vers 2 et 8, "La Bergerie" et "Durant": il s'agit du poète Gilles DURANT DE LA BERGERIE (1550-1605)

         vers 9, "Permesse": source consacrée aux Muses.

 

 

                                                                    ***

 

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:16

 

Loire vante Ronsard et Sarte son Garnier,

Garonne Du Bartas, Seine La Bergerie,

Qui remplis de l'ardeur d'une docte furie

Se sont don,nés carrière au Delfique mestier.

 

De moy j'aime Ronsard pour nous avoir premier

Rapporté gravement l'antique Poësie,

Garnier pour bien tonner l'horrible Tragédie,

Bartas pour estre grave et Durant singulier.

 

Encor n'ont-ils gaigné la gloire de Permesse,

Car si l'un est util la douceur il délaisse,

Angot emporte seul cest honneur par sur tous,

 

Non pour sembler util, plus dous ou plus facile,

Mais pour bien meslanger l'utile avec le dous,

Et mesler  doctement le doux avec l'utile.

 

                             ***

 

Robert Angot de l'Eperonnière (vers 1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satyrique ; ce sonnet lui est écrit par une admiratrice qui ne le signe que de ces initiales: IDPA.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929. P4-5.

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

 

Note: vers 2 et 8, "La Bergerie" et "Durant": il s'agit du poète Gilles DURANT DE LA BERGERIE (1550-1605)

         vers 9, "Permesse": source consacrée aux Muses.

 

 

                                                                    ***

 

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 10:00

 

Bourdin eut un esprit veillant incessament

Et un corps endormi, chargé d'âge et de graisse:

L'esprit pront se plaignoit du corps tousjours dormant,

Le corps lourd, de l'esprit qui n'avoit point de cesse.

Le ciel, pour apaiser ces etranges discords,

A fait venir la mort cependant qu'il sommeille,

Qui d'un somme ecternel a faict dormir son corps

Afin que son esprit plus à son aise veille.

 

 

                                ***

 

 

Philippe DESPORTES (l'oncle de Mathurin REGNIER) n'est, lui non plus, pas un poète inconnu mais on s'en souvient peut-être plus à cause des critiques dont le gratifia Malherbe que pour ses propres écrits.

 

Ce poème est extrait de: "Cartels et Masquarades Epitaphes" Edition de Victor E. GRAHAM. Droz - Minard. 1958. P.63.

La note 1 de cette page précise que: "Gilles Bourdin, procureur général au parlement de Paris, naquit en 1517 et mourut d'apoplexie le 23 janvier 1570. Il est l'auteur d'ouvrages de droit...".

La note 2 signale que Malherbe écrivit en marge de ce poème le mot "excellent" dans l'exemplaire des oeuvres de Desportes qu'il annota par ailleurs avec beaucoup d'intransigeance voire de mauvaise foi.

 

Voici quelques liens concernant cet auteur:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Desportes

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/philippe_desportes/philippe_desportes.html

 

http://damienbe.chez.com/biodes.htm

 

http://www.lespoetes.net/poete-46-Philippe-DESPORTES.html

 

http://www.wikipoemes.com/poemes/philippe-desportes/biographie-index.php

 

http://www.babelio.com/auteur/Philippe-Desportes/124901

 

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:01

 

France, vous riez trop, ma chère. Vous irez encore à la guerre.

 

Mais pourquoi riez-vous si fort ? Est-ce en réponse à tous ces morts ?

 

Il est des rires sous la terre. Ce sont rires du bout des dents.

 

La terre est noire, ils sont dedans, tous ceux qui voient rire les vers,

 

Rire en mordant le pied des croix. Ils rient, mais c’est de vous, je crois,

 

France ! Vous riez trop, ma chère, vous irez encore à la guerre.

 

 

Poème extrait de : « Au Pays des Moulins –Le Voyage de Hollande – »  suivi de « Comme une Solennelle Musique ». Paris – Bibliothèque-Charpentier. Eugène Fasquelle éditeur. 1921. P. 171.

 

Paul FORT n'est, bien sûr, pas un "poète inconnu", mais sûrement un poète un peu oublié (la complainte du petit cheval blanc mise à part).

 

Ci-dessous quelques liens concernant cet auteur.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Fort

https://www.poesie.net/paulfort.htm

https://www.poesie.net/paulfortbio.htm

http://www.ina.fr/video/I00015069

http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-paul_fort-6773.php

http://www.apophtegme.com/ALBUM/HAUTE-CLAIRE/paul-fort.htm

http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-fort/

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:34

 

L'amande aux cassantes blancheurs,

Pour peu que le citron y saigne

L'avare humeur, à la châtaigne

Ressemble au palais comme soeur

 

 

Framboises poudrées d'eau ivre,

Pleur de lune sur ta main

Cueillies au bord du chemin

Avec le cèdre aiment vivre

 

 

L'oiseau tondu, proie des martyrs,

Bouilli avec le fruit des baies

Réjouit l'enfant qui va venir.

A la mère il donne du lait.

 

 

Que d'hirondelles étoilées

La porcelaine se recouvre

Pour que tu meures, nuit de soufre

Riz au safran, guêpes pilées.

 

 

Le poème est suivi de la mention "(Inédit)".

 

 

Je tire ce texte du volume: "Anthologie de la nouvelle poésie française", KRA, 6, rue Blanche Paris. Pas de date d'édition mais cette mention: "Ce volume a été déposé au Ministère de l'Intérieur en 1928." P. 440-441.

 

Les seules lignes que je possède concernant cet auteur sont celles qui précèdent ce poème et que je reproduis ci-dessous.

 

 

Francis GERARD. Né le 11 décembre 1903.

Francis GERARD prit part à la terminaison du mouvement dit moderne (notamment dans l'Oeuf dur qu'il créa en mars 1921), où lui plurent les formes nouvelles, ou raffinées ou brutales, de l'intelligence et de la sensibilité.Ses poèmes sont les témoins du plaisir qu'il trouva dans cette atmosphère. Il interposait le charme entre lui et les nécessités qui l'appelaient.

Il désire aujourd'hui se détacher davantage de toute expression artistique pour s'adonner à une activité plus nettement humaine et plus strictement essentielle.

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 13:50

 

Jour léthargique où le ciel bas entasse et traîne

Ses pesantes nuées comme des sacs de peines !

Jour saturé de plus de larmes

Que le long automne et l’hiver qui viennent

N’en pourront verser des aubes aux nuits !

 

Jour calfeutré ; ô jour qui expie en silence

Avant même la fin du drame et la sentence !

 

Tout redescend, succombe et retourne à la terre,

Depuis les hauts plateaux et le désert polaire

Jusqu’au sol étalé sous une main de fleuves

Où les hommes courbés plus bas que la souffrance

Attendent le coup qui tarde à venir

Et sont déjà la mort avant même l’obus.

 

Silence enfermant le bruit des batailles !

Sanglots et cris au fond des chambres de supplices,

Vous ne traverserez même pas les murailles !

Silence tombal, poids de quelque chute.

Ciel pareil à quelque zone des larmes.

L’univers accablé s’incline

Comme la tête sur la croix ;

Et tout n’est plus qu’un glissement,

Et tout n’est plus que soumission

Au funèbre accomplissement.

 

On dirait que la terre

Ramène à soi le ciel pour s’en faire un suaire.

 

                               ***

 

Ce texte du volume "Le Sang des Autres" est extrait de "Anthologie de la Nouvelle Poésie Française." Kra. 6, rue Blanche Paris. 25 è édition (volume déposé au ministère de l'Intérieur en 1928) P. 223.

 

Voici la courte biographie qui  précède les poèmes de cet auteur  dans cet ouvrage, p 221.

 

« René Arcos a passé son enfance aux portes de Paris, à Clichy et à Neuilly. Il publia dès 1901 un recueil de poèmes L’Ame essentielle, mais c’est surtout comme l’un des six fondateurs de « l’Abbaye » qu’il fît son entrée dans la vie littéraire, en 1906. « L’Abbaye de Créteil » groupa pendant deux ans dans une sorte de phalanstère plusieurs écrivains de l’école unanimiste. Bien qu’ils aient suivi chacun son chemin, affirmant leur personnalité,, parvenant au succès, de nombreuses affinités peuvent encore être discernées entre des écrivains tels que Romains, Duhamel, Arcos, Vildruc. L’idéalisme commun prend chez chacun une nuance particulière : ironique, souriant, quotidien, fervent…

 

Réformé après quelques mois de guerre, il fut correspondant des Chicago Daily News pour lesquelles il voyagea dans divers pays belligérants et dans l’Afrique du Nord. Sa haine de la guerre, son idéal « européen »  se retrouvent dans de nombreux poèmes, notamment dans le Sang des Autres, dans ceux qu’il publia depuis dans des revues, dans ses nombreux articles et dans son roman Le Mal. Ami de Romain Rolland, il vécut quelques temps en Suisse, où il fonda en 1919 les éditions du Sablier qui publièrent des ouvrages de Verhaeren, de Latzko, de Whitman, de Masereel, de Barbusse etc. Aujourd’hui il dirige à Paris avec M. Paul Colin la revue littéraire internationale Europe.

 

La règle essentielle de son esthétique est de fuir l’artificiel, l’exceptionnel, pour puiser dans le trésor commun à tous les hommes, pour essayer d’exprimer aussi totalement que possible l’homme éternel dégagé des oripeaux et des signes extérieurs éphémères. Il dédaigne donc tout art, si brillant soit-il, uniquement préoccupé des apparences. Il méprise les amuseurs et les acrobates. Au lieu de prétendre imposer aux choses sa propre vision, il veut les aborder avec une même âme désemcombrée, pleine d’humilité et d’amour afin de « saisir la vie dans le secret même de son élaboration ». Une telle attitude semble se réclamer des grands romanciers psychologues anglais et russes, et en un certain sens de la philosophie bergsonienne. « Il n’y a pas d’écoles, proclame-t-il encore, il n’y a que des personnalités plus ou moins accusées, plus ou moins loyales. »

 

Romain Rolland a dit de René Arcos qu’aucun poète n’avait plus fortement « chanté l’unité humaine ».

 

Bibliographie. – L’Ame essentielle, (Juvenilia, 1901 et Maison des Poètes, 1903). -  La Tragédie des Espaces, (L’Abbaye, 1906).  Ce qui naît, (Figuière, 1910). - L’Ile perdue, (Mercure de France, 1913). _ Le Sang des Autres, (Editions du Sablier, 1916 et Kündig, Genève, 1919).

 

 

 

Voici quelques liens internet concernant ce poète et/ou ses œuvres :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Arcos

http://www.duhamel-abbaye-de-creteil.com/presentation/presentation3.html

http://dormirajamais.org/arcos/

 

http://data.bnf.fr/12136049/rene_arcos/

 

http://www.babelio.com/auteur/Rene-Arcos/246003

 

http://chercheurdepaix.over-blog.com/article-14-18-autrement-14-les-morts-rene-arcos-124871716.html

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 23:53

Tyran toujours armé de tempeste et d’orage,

Dangereux ennemi qui vient flatter nos sens,

Ecueil couvert de fleurs, où nos plaisirs naissans

Dessous l’ombre du port rencontrent le naufrage :

Tu scais vaincre par ruse un généreux courage,

Sous le charmant effort de tes attraits puissans

Les feux de la raison deviennent languissans,

Et le cœur bien que librey treuve l’esclavage :

Ta douceur déguisée est une ombre qui fuit,

Tu flattes qui t’’évite, et tu perds qui te suit,

Tu fais tomber du trône un Prince dans la boue ;

Qui marche dans ta route est dans l’aveuglement,

Ta promesse est un flot de qui le vent se joue,

Et tout plaisir trompeur enfante un chastiment.

***

Ce poème est tiré de « Anthologie de la Poésie Catholique. (Des Origines à 1932). Robert Vallery-Radot. Les Œuvres Représentatives. 1933. Pp. 120-121.

Il figure dans « Job, ou la Patience Affligée », une œuvre d’un poète inconnu, nommé GROLLEAU, comme Robert Valléry-Radot. Je n’ai pas pu trouver plus de renseignements à son sujet que ceux fournis par la « Permission » figurant en tête de son ouvrage.

https://books.google.fr/books?id=cd5mAAAAcAAJ&pg=PA1&lpg=PA1&dq=grolleau%2Bparaphrases+saintes&source=bl&ots=LtLa-gNwR_&sig=RKspWpPF89aOBO8T1onGY3SQKy4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjXm66AjszPAhWDOBQKHRvtDdwQ6AEIHDAA#v=onepage&q=grolleau%2Bparaphrases%20saintes&f=false

Ci-dessus le livre de Grolleau : « Job ou la Patience Affligée - Paraphrases Saintes. » et la permission qui l’accompagne retranscrite ci-dessous.

Permission de Monsieur le Lieutenant Civil.

Il est permis à Claude Cramoisy, d’imprimer, vendre & débiter un petit Livret intitulé, Job, ou la Patience affligée, Paraphrases Saintes, par le Sieur Grolleau, Auxerrois : Et défenses à tous autres de les imprimer, à peine de confiscation des exemplaires et de vingt-quatre livres parisis d’amende applicable à l’Hostel-Dieu. Fait à Paris ce 30. Janvier 1662.

Signé, DAUBRAY.

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