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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 13:30

Vous desséchez sur des épingles

Dans la tristesse de ce cadre,

Voiliers légers dont les escadres

Sous la brise de juillet cinglent

Pour aller conquérir au loin les moissons d’or.

 

Paons du jour palpitant sur les pierres brûlantes,

Grand Machaon que l’août caniculaire dore,

Vulcain, dit l’Amiral, à festons tricolores,

Toi dont l’aile est verte au revers, charmante Aurore,

Soufré, ivre de thym, de mélisse et de menthe,

Pyrale du prunier, Argus bleu des luzernes,

Manteau royal, farouche orgueil des bois d’Ardennes !

Toi qu’on voit sans repos sur les choux voltiger,

Papillon blanc des potagers,

Et vous qu’attirait ma lanterne

Loin du silence lourd des corbeilles nocturnes,

Feutrés de poils et de peluches,

Pareils, en votre bure, aux pénitents de Furnes,

Sphynx siffleur et pillard de ruches

Avec une tête de mort sur ta cagoule,

Bombyx velu, petite  Nonne noire et blanche

Dont les chenilles

En famille

Processionnent sur les branches…

 

                               ***

 

 

Ce texte est tiré du volume Poésies de Thomas BRAUN, édité au Mercure de France est tiré de :

Nouvelle Anthologie Poétique de Gilbert Rouger et Robert France. Fernand Nathan. 1958. P.72-73.

 

Voici les liens que j’ai trouvés sur cet auteur.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Braun

 

http://www.arllfb.be/composition/membres/braun.html

 

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 22:09

Là-bas, bien loin, sourit une maison très blanche ;

Là-bas, bien loin, s’éplore une mère au front gris ;

La maison se lézarde, et la mère se penche ;

L’une branle sa tête et l’autre ses lambris.

Je suis le fils des deux et mon cœur les vénère

Quand je vais au pays dans la belle saison,

Je vois s’ouvrir pour moi tes deux bras, ô ma mère,

Je vois s’ouvrir pour moi ta porte, ô ma maison

Et je baise les mains et je touche les pierres,

Je regarde les doigts et les planchers tremblants,

Et j’ai des pleurs très doux au bord de mes paupières

Pour la mère au front gris et la mère aux murs blancs.

 

                               ***

 

Ce texte est tiré de l’ouvrage Le Livre d’Or de la Mère – Camille Schneider – Edition du Journal « LA FEMME ET L’ENFANT ». 1928. P.80.

 

 

Voici quelques liens sur cet auteur :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5437393n

Un lien incontournable :

https://www.centrecultureldupaysdorthe.com/figures-du-pays-d-orthe/jean-rameau/

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rameau

http://www.pouillon40.fr/Decouvrir-Pouillon/Histoire-et-patrimoine-de-Pouillon/Les-Amis-de-Jean-Rameau

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 23:01

 

Savez-vous pas qui est aujourd’huy mort ?

Le bon banquier Parceval de Bardy !

Comment cela ? La mort nous a faict tort,

Car à grand peine il passoit le midy.

Vela que c’est ! O dard trop tost brandy,

Voicy ung temps maulvais et dangereux

Et se fault bien garder, je vous le dy.

Pauvre banquer. Il estoit en tous lieux

Si bien voulu, humain et gracieux

Mesme en son faict d’une si bonne sorte,

Dieu lui pardoint ! Et pensons pour le mieulx

Qu’il nous fault tous passer par ceste porte.

 

J’extrais ce texte (des Poésies de G.-Colin Bucher, 1890) de l’ouvrage Les Poètes du Terroir du XVe siècle au XXe siècle. Ad. Van BEVER. Alsace-Anjou-Auvergne-Béarn-Berry-Bourbonnais-Bourgogne-Bretagne-Champagne. Tome Premier. Delagrave. 1918. P42.

 

Les biographies de ce poète étant rares j’y ajoute la courte notice biographique qui précède ses poèmes dans cet ouvrage.

 

« Quand parurent pour la première fois, en 1890, les poésies de Germain-Colin Bucher, on ne connaissait guère sur ce poète que ce qu’en avait écrit La Croix du Maine et l’abbé Goujet, l’un et l’autre dans leur Bibliothèque françoise. Aujourd’hui, nous n’ignorons rien de ses œuvres, mais, malgré les recherches de son dernier éditeur, nous n’osons nous flatter d’être renseignés sur sa vie. Dans une épître qu’il adresse à Jean Boucher de Poitiers, il se dit Angevin :

 

Impere moy comme maistre et novice,

Tu me verras à tes veutz reflechir

En Angevin debonnaire et sans vice

Ne sçachant point sommeiller, ni gauchir.

Je suis d’Anjou, de gente clere et franche

Qui n’a tâché que d’honneur s’enrichir.

 

Ses poésies ne démentent en rien ses origines. Non seulement elles offrent le témoignage d’un esprit enjoué et malicieux, qui dut autant à la terre maternelle qu’à l’influence de Marot, mais elles nous dépeignent au vif la vie provinciale, peu avant la Renaissance. Ses pièces diverses sont pleines des noms de ses compatriotes. Il en de célèbres et d’obscurs,, parmi lesquels je relève ceux de Pierre de Tredehan, de l’évêque Jean Olivier, De Jean Avril, Pascal Robin, du Fault, Jean Maugin, Le Petit Angevin, Charles de Sainte-Marthe, etc. De famille quasi illustre, Colin Bucher avait été secrétaire du grand maître de Malte. Sa fidélité à l’infortuné duc d’Anjou lui fit connaître les rigueurs de l’exil. Il ne paraît d’ailleurs pas s’en être souvenu dans les menus ouvrages qu’il consigna et que l’on peut lire au Manuscrit français 24139 de la Bibliothèque Nationale, où ils demeurent conservés. Ajoutons que c’est sur ce manuscrit que fut composée l’édition à laquelle nous avons fait allusion plus haut. Sous ce titre : Un Emule de Clément Marot. Les Poésies de Germain-Colin Bucher, etc., publiées avec notice, notes, table et glossaire par Joseph Denais, elle parut à Paris, chez Techener, en un volume in-8°.

Indépendamment de leur mérite littéraire, les poésies de Germain-Colin Bucher  peuvent être considérées comme un des plus curieux documents angevins du XVIe siècle.

BIBLIOGRAPHIE. – La Croix du Maine, Bibliothèque françoise ; t.Ier, p.267. – Abbé Goujet, Bibliothèque françoise, t.XI, p. 348-350 ; - Emile Picot, Supplément aux poésies de G-Colin Bucher ; Paris, Techener, 1890, in-8°.

                                                       ***

Note : Selon James HUTTON (voir son article, 3ème référence ci-dessous) Bucher aurait fait de nombreux emprunts à Girolamo Angeriano, un poète italien qui composait en latin et dont il se serait contenté de traduire certains textes.

                                                       ***

 

Quelques liens biographiques :

http://www.almanachs.fr/un-poete-angevin-meconnu-germain-colin-bucher/

http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1890_num_51_1_447623_t1_0327_0000_2

https://www.jstor.org/stable/2911268?seq=1#page_scan_tab_contents

 

Poèmes de Germain-Colin BUCHER:

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/germain_colin_bucher/germain_colin_bucher.html

ou

https://www.atramenta.net/authors/germain-colin-bucher/151

ou

http://www.inlibroveritas.net/auteur/122/germain-colin-bucher

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k372015

ou

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k22153q/f3.image.r=

ou

https://archive.org/details/lesposiesdeger00buch

ou

https://books.google.fr/books/about/Les_po%C3%A9sies_de_Germain_Colin_Bucher.html?id=uIcTAAAAQAAJ&redir_esc=y

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 23:11

 

Cette vieille est la sœur des bornes du chemin :

Elle est cassée, austère, anguleuse, immobile.

Un chapelet de fer enguirlande sa main,

Et les sous des passants dansent dans sa sébile.

 

Ses yeux blancs sont pareils aux lampes des tombeaux,

Sans éclat sous l’arc profond de leurs ogives,

Et ses lèvres de chair morte font sans repos

Le murmure indistinct de deux feuilles plaintives.

 

Parfois,  quand le corps las, à la chute du jour,

Je regagne la ville, et mon âtre, et ma table,

L’équité du hasard me mène au carrefour

Où gémit sous la croix l’aveugle lamentable.

 

Et je m’arrête alors devant elle, songeant

Que j’assiste au vivant spectacle de mon âme,

Et je lui dis : « Voici quelques pièces d’argent,

Priez pour moi qui sans amour, pauvre femme. »

 

                               ***

 

Charles Guérin n’est pas un « poète inconnu » mais un poète trop peu connu.

J’ai trouvé ce poème, paru dans Le Semeur de Cendres, dans l’ouvrage Anthologie des Matinées Poétiques de la Comédie Française publiée par Louis PAYEN. 1ère Année – Saison 1920-1921 – Paris Librairie Delagrave. 1923. P. 122.

Voici la courte notice biographique, signée J. VALMY-BAYSSE, qui le précède (page 121).

 

« Des Fleurs des neiges en 1893, à l’Homme intérieur publié en 1906, quelques mois avant sa mort, l’œuvre de Charles Guérin s’échelonne grave, profonde, douloureuse, riche de huit recueils de poèmes qui sont parmi les plus beaux de notre poésie contemporaine.

Dans une forme pure, où le vers traditionnel nous apparaît plus adouci, d’une musicalité plus intime, Charles Guérin a chanté la beauté du désir, la sérénité douloureuse de l’amour, la grâce mélancolique ou lumineuse des paysages auxquels s’attachent ses souvenirs.

On a pu écrire de lui qu’il fut surtout le poète de l’Amour et de la Volupté. Sans doute, mais presque toujours sa foi marque son œuvre de son empreinte, et malgré son extrême sensibilité, il était de ceux :

                Pour qui la volupté ne fut pas la luxure.

ainsi qu’il l’écrivait dans un de ses plus beaux poèmes. »

 

Quelques liens sur cet auteur :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gu%C3%A9rin_(po%C3%A8te)

http://www.unjourunpoeme.fr/auteurs/guerin-charles

 

Poèmes de Charles Guérin :

http://www.poesie-francaise.fr/poemes-charles-guerin/

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/charles_gu_rin/charles_gu_rin.html

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 19:32

Il m’arrive parfois - à chacun sa faiblesse -

De commettre des vers plus ou moins réussis ;

J’y travaille avec goût, acharnement, ivresse,

Et de bien les tourner me donne maints soucis.

 

J’en écris de mauvais, à ma grande tristesse,

Mais c’est rare, et vraiment, j’en compose d’exquis…

Ne les connaît-on pas ? C’est qu’une enchanteresse

M’empêche d’achever des chefs-d’œuvre sans prix.

 

Nicole est la coupable, eh oui ! je perds la tête –

Ou l’inspiration, pour être plus précis –

Quand je la vois venir et qu’elle me fait fête.

 

Devant son charme drôle et son doux gazouillis,

Mon souffle disparaît, tout me semble fadaises…

Quel désastre effrayant pour les lettres françaises !

 

                                         ***

 

 

Je n’ai malheureusement aucune biographie ou lien à proposer à propos de cette auteure.

 

 

Ce poème est extrait de :

 

 

Les Enfants et les Mères.

Albert Messein éditeur. 1930.

Ouvrage non paginé qui débute par ce texte.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 20:43

Epître à Messieurs du camp de Saint-Roch[1] – 1782.

 

 

Messieurs de Saint-Roch, entre nous,

Ceci passe la raillerie ;

En avez-vous là pour la vie,

Ou quelque jour finirez-vous ?

Ne pouvez-vous à la vaillance

Joindre le talent d’abréger ?

Votre éternelle patience

Ne se lasse point d’assiéger ;

Mais vous mettez à bout la nôtre.

Soyez donc battans ou battus ;

Messieurs du camp et du blocus,

Terminez de façon ou d’autre,

Terminez, car on n’y tient plus.

 

Fréquentes sont vos canonnades ;

Mais, hélas ! qu’ont-elles produit ?

Le tranquille Anglais dort au bruit

De vos nocturnes pétarades ;

Où s’il répond de tems en tems

A votre prudente furie,

C’est par égard, je le parie,

Et pour dire ; Je vous entends.

 

Quatre ans ont du vous rendre sages ;

Laissez donc là vos vieux ouvrages,

Quittez vos vieux retranchemens,

Retirez-vous, vieux assiégeans ;

Un jour ce mémorable siège

Sera fini par vos enfans,

Si toutefois Dieu les protège.

Mes amis, vous le voyez bien,

Vos bombes ne bombardent rien ;

Vos bélandres[2] et vos corvettes,

Et vos travaux et vos mineurs,

N’épouvantent que les lecteurs

De vos redoutables gazettes ;

Votre blocus ne bloque point ;

Et grâce à votre heureuse adresse,

Ceux que vous affamez sans cesse

Ne périront que d’embonpoint.

 

                 ***

 

L’auteur des Chansons Madécasses n’est évidemment pas un « poète inconnu », mais il est plus connu pour ces chansons ou ses œuvres galantes et parfois érotiques que pour le genre de poème rapporté ci-dessus.

Ce texte est tiré de :

Œuvres diverses d’Evariste Parny – Tome scond.

A Paris chez

A. G. Derbay, Libraire, rue Saint-Honoré, vis-à-vis celle du Coq, n° 168,

L. Duprat-Duverger, Libraire, rue des Grands-Augustins, n° 21.

1812. P. 167-9.

 

Voici quelques liens concernant cet auteur :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89variste_de_Parny

 

https://www.babelio.com/auteur/variste-De-Parny/249770

 

http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/evariste-de-forges-de-parny

 

http://www.larevuedesressources.org/les-chansons-madecasses-d-evariste-de-parny,1071.html

 

Et sur le siège de Gibraltar (le camp de St-Roch) par les Espagnols en 1782 :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Gibraltar_(1779-1783)

 

Poèmes (et citations) de Parny :

 

http://www.poesie-francaise.fr/poemes-evariste-de-parny/

 

https://www.franceculture.fr/emissions/poeme-du-jour-avec-la-comedie-francaise/evariste-de-parny-0

 

http://www.mon-poeme.fr/citations-evariste-de-parny/

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k71354d.swf.f10.langFR

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/evariste_de_parny/evariste_de_parny.html

 

http://www.unjourunpoeme.fr/auteurs/parny-evariste

 

Un ouvrage sur Parny :

 

http://www.editions-hermann.fr/4506-evariste-parny-1753-1814.html

 

 

[1] Le camp de l’armée espagnole, soutenue par les français, qui tentait de reprendre Gibraltar aux Anglais en l’assiégeant.

[2] Bélandre, nom féminin : navire de charge, à fond plat, de forme proche de la péniche mais possédant un gréement et prévu pour la seule navigation côtière ou sur les canaux et rivières.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 18:00

O vierge ! Ta beauté semble un champ de blé mûr

Dont le vent fait rouler les vagues inquiètes !

Parmi les brins serrés, passant leurs folles têtes,

Brillent le pavot rouge et le bleuet d’azur ;

 

Au zénith éclatant pas un nuage obscur ;

L’aube seule aux épis suspend ses gouttelettes ;

Mille désirs charmants, comme des alouettes,

Volent par les sillons et poussent leur cri pur.

 

Vierge ! Voici le temps qu’on va lier les gerbes ;

Bientôt retentiront les chansons dans les herbes,

Et les rondes, le soir, sous les cieux étoilés,

 

Car, sur ses larges reins attachant sa ceinture,

Demain le moissonneur à la brune figure

Va promener sa faux par l’épaisseur des blés !

 

                                   ***

 

 

Ce texte est extrait de :

 

Œuvres de louis Bouilhet.

Festons et Astragales.

Melaenis.

Dernières chansons.

Alphonse Lemerre. 1880. P. 22.

 

Voici quelques liens en rapport avec cet auteur :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Hyacinthe_Bouilhet

 

http://www.lespoetes.net/poete-23-Louis-BOUILHET.html

 

http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/louis-bouilhet-852.php

 

Quelques poèmes de Louis Bouilhet :

 

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/louis_bouilhet/louis_bouilhet.html

 

http://www.poesies.net/louisbouilhet.html

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Louis_Bouilhet

 

https://www.babelio.com/auteur/Louis-Bouilhet/252815

 

L’ami de Flaubert :

 

http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/035_008/

 

http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/x1bou/

 

Les oeuvres de Bouilhet :

 

http://short-edition.com/classique/louis-bouilhet

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k113331k/f427.image

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k548365.r=.langFR

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54642951

 

Sur la mort de Bouilhet :

 

http://www.poetica.fr/poeme-1418/guy-de-maupassant-sur-la-mort-de-louis-bouilhet/

 

Préface de Flaubert aux Dernières Chansons de Bouilhet :

 

http://flaubert.univ-rouen.fr/oeuvres/preface_bouilhet.php

 

                                                ***

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 22:10

D’autres vont effeuiller les lys dans la vallée,

Et respirer parmi la mollesse du jour,

Languissamment, la chair plus que l’âme troublée,

Les roses d’un fragile amour.

 

Satisfaits de mêler leurs doigts et leur haleine,

Le regard caressant un étroit horizon,

Ils ne quitteront pas les bluets de la plaine ;

Un verger sera leur prison.

 

Ne les imitons pas ! Je sais sur la montagne

Où le vent effeuille seul les fleurs ;

Où les bergers lointains, épars dans la campagne,

Ne font pas monter leurs clameurs.

 

La saison répand là ses plus vierges aromes,

A des rochers aigus l’aigle accroche son nid ;

Là, le rêve parcourt ses bleuâtres royaumes,

Le front levé vers l’infini.

 

Pour toi je cueillerai les sauvages pensées,

Dont juillet à foison décore ces beaux lieux ;

J’unirai savamment leurs grâces dispersées

Pour en mieux fasciner tes yeux.

 

Mais auprès du Lac Noir, de hautes digitales

Attireront mes mains vers leur grave beauté,

Et je ferai pour toi des gerbes sans rivales,

Avec leurs thyrses clairs arrachés au Léthé.

 

***

 

 

Ce poème est tiré de l’ouvrage : « A l’ombre de Sainte-Odile. » d’Alfred DROIN. Librairie académique PERRIN et Cie. 1922. P. 168-169.

 

 

Voici quelques liens concernant cet auteur :

Rééditions

https://www.jschweitzer.fr/les-autres-c%C3%A9l%C3%A9brit%C3%A9s/alfred-droin/

 

http://data.bnf.fr/11900632/alfred_droin/

 

http://pandricq.wixsite.com/lettresdumekong/droin-alfred

 

http://www.academie-francaise.fr/alfred-droin

 

https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Alfred_Droin

 

 

Une série de poèmes parus dans la « Revue des Deux Mondes » :

 

https://rddm.revuedesdeuxmondes.fr/archive/article.php?code=55954

 

https://rddm.revuedesdeuxmondes.fr/archive/article.php?code=53861

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 16:15

 

Voici la douce nuit de mai

Que l’on doit aller jouer,

Et point ne se doit-on coucher :

La nuit bien courte trouverai.

 

Devers ma Dame m’en irai,

Si sera pour la saluer

Et par congé lui demander

Si je lui porterai le mai.

 

Le mai que je lui porterai

Ne sera point un églantier,

Mais ce sera mon cœur entier

Que par amour lui donnerai.

 

              ***

 

 

Ce texte est extrait de l’ouvrage suivant :

 

La Chanson Française du XVe au XXe Siècle. La Renaissance du Livre (sans date d’édition). P. 39.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 15:18

Personne dans la cour, dans les champs, au lavoir.

Le vent ne ride plus l’étang ni l’abreuvoir.

 

Une ombre violette où percent des rayons

A libéré l’espace au-delà des sillons.

 

Et la chaumière, dans le soir torrentiel,

Semble offrir sa fumée à la pourpre du ciel.

 

                      ***

 

Je tire ce texte, paru à l’origine dans Soleils – H. Champion, éditeur, de l’ouvrage suivant :

L’Arc en Fleur. Première Partie. Poésies modernes choisies par A. GOT pour la jeunesse et éditées par BOURRELIER et cie. 1933. P 14.

 

Voici quelques liens (assez chiches) biographiques :

 

http://data.bnf.fr/12714868/paul_jamati/

 

http://pages.textesrares.com/index.php/Le-livre/Jamati-Paul-1890-1960-un-poete-mal-connu.html

 

et la photo de cet auteur :

 

http://www.parisenimages.fr/fr/galerie-collections/5503-8-paul-jamati-ne-1890-ecrivain-poete-francais-france-1930

 

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