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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 15:17

Au peintre J.-L Nieudan, mon beau-frère, affectueusement.

 

J’ai l’âme d’un païen et, comme lui, le culte

De la Beauté Divine, et, complexe et divers,

Je sens mon cœur frémir à tout dans l’Univers,

Mais je hais le grossier, le barbare et l’inculte.

 

Soldat, j’aurais aimé les lourdes catapultes,

Le fracas des buccins, des sistres puis, pervers,

Au retour des combats la douceur des beaux vers

Et les baisers nerveux des esclaves adultes.

 

J’aurais lu Diodore, Ovide, Juvénal,

J’aurais eu près de moi comme en avait Mécènes

Des poètes amis d’Italie ou d’Athènes ;

 

Mes jours auraient coulé loin de l’affreux banal

Et dans l’enchantement du plus troublant poème

Une esclave d’amour m’eut dit : « Maître, je t’aime ! »

 

 

Ce texte est extrait d’une plaquette intitulée : « Images » R. Chiberre Editeur. Page 7.

Je n’ai pu trouver de biographie de son auteur qui n’est pas Paul Adolphe de Cassagnac, homme politique (ardent bonapartiste, pourfendeur de la République qu’il fut, semble-t-il, le premier à appeler « la gueuse »), catholique intransigeant et duelliste célèbre (notamment contre Maurras) car il vécut de de 1842 à 1904, voir : https://www.google.fr/search?q=paul+adolphe+de+Cassagnac&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b&gfe_rd=cr&ei=Au_oWNu1Ks3S8AeasJDwCg

alors que ce sonnet est dédié à un peintre du début du XX e siècle et que cette plaquette porte une double dédicace :

  • Manuscrite à Henri de Régnier (18641936) : « du Jeune au Maître »
  • Imprimée : « A mon Maître, Georges D’Esparbès , (un écrivain né en 1863 et mort en 1944) respectueusement. P.A. de C. Mai 1925.

 

Note: Cet article est rédigé par: Le Passant de Strasbourg

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 14:55

Que sur les buffets noirs sont belles ces faïences,

Assiettes à la Rose, au Coq ou à l’Œillet,

Vieux plats réjouissants des auberges de France !

Que tu me plais, superbe œillet rose garance,

O coq chantant, que tu me plais !…

 

Fontaines de Rouen toutes blanches et bleues,

Ayant des cornes d’abondance

Et des poissons nouant leurs queues,

Je veux que vous orniez ma maison de plaisance…

 

Vous ornerez aussi cette maison des champs

De votre forme gaie et vos grâces vermeilles,

Pots fleuris de Strasbourg, pots fleuris de Marseille,

D’un style Louis Quinze alerte et paysan.

 

Vous y serez, petits bonshommes toujours verts

Qu’on voit peint sur ce vieil huilier

Que Delft a fait si singulier ;

Vous y serez, nobles aiguières de Nevers,

Et charmantes assiettes jaunes

Où trône

La rose bleue de Montpellier.

 

Ce texte, où la présence de points de suspension semble indiquer qu’il n’est que partiellement reproduit, ainsi que le suivant est extrait de :

 

« Le Divan Aux Ecrivains morts pour la France » II huitième année – N°52 février 1916. P. 420-421.

 

« Le Divan » est une revue crée, en 1909, par Henri MARTINEAU (1882-1958), médecin, poète et critique littéraire.

 

L’article consacré à Louis CODET est écrit par Eugène MONTFORT et comporte un second texte, page 422 (déjà présent sur internet, voir ci-dessous « quelques sites sur Louis CODET ») :

 

Que j’aime la douceur de la mer catalane

Au retour des bateaux, le soir quand les pêcheurs

Trainent sur les galets, jusqu’au pied des platanes,

Leurs barques aux beaux flancs, claires comme des fleurs !

 

On pèse les poissons qu’on vend sur le rivage.

Et le vieux Gandérique[1] en bonnet phrygien,

Fume sa pipe, assis sur un rang de cordages,

Tandis qu’un enfant nu joue avec un grand chien.

 

Une voile palpite encore, au vent d’Espagne ;

On voit parmi les chênes verts de la montagne

Descendre des mulets portant les raisins noirs…

 

Que j’aime la douceur de la mer catalane !

Nous danserons, ce soir, quelque lente sardane,

Sous la lune qui luit, pure comme un miroir.

 

(La page internet que la « Revue Critique » consacre à Louis CODET donne le titre de ce poème : « Le Port Catalan » et son origine : le recueil « Poèmes et Chansons ».)

 

Je copie ci-dessous un court extrait de l’article biographique qu’Eugène MONTFORT écrivit pour « Le Divan » (page 422):

 

« Cependant il (Louis CODET) n’a pas écrit beaucoup de vers. Il s’exprimait plutôt en prose, dans une prose transparente et solide. Il écrivait de temps en temps des poèmes, comme il peignait de temps en temps des aquarelles. C’était son délassement. Il avait débuté par la peinture. Adolescent, il fréquentait un atelier. Puis il s’était mis à écrire, mais avec quelle nonchalance ! Il haïssait d’ailleurs tout ce qui ressemblait à un travail. Il flânait, s’attardait ici, s’attardait là et ne pouvait rien faire que par goût et désir. Il avait l’air d’attendre autre chose, et tout ce qu’il faisait, c’était pour passer le temps, et comme, aurait-on dit, dans l’intermezzo d’une occupation idéale, pour laquelle il était crée et dont il ne parlait jamais. »

 

Ci-dessous quelques liens sur Louis CODET :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Codet

https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Louis_Codet

http://andrebourgeois.fr/codet_chanson_de_la_pauvre_putain.htm

http://andrebourgeois.fr/louis_codet.htm

http://lepervierincassable.net/spip.php?article397

http://associationclaudesimon.org/claude-simon/famille/article/louis-codet

http://www.larevuecritique.fr/article-louis-codet-111776556.html

http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Louis-Codet

 

 

 

Note: Cet article est rédigé par: Le Passant de Strasbourg


[1] Gandérique : peut-être un nom propre.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 23:37

Au détour que formait le lit d’une rivière,

Un mécanisme ingénieux

Arrêtait, enfermait, retenait l’eau prisonnière,

Et la portait en de hauts lieux

Où d’arides canaux et des bassins pierreux

Attendait le bienfait de la nymphe étrangère.

L’onde captive murmurait

De ce long et triste voyage :

Qui la délivrerait d’un pénible esclavage ?

Pour l’affranchir qui briserait

Et les ressorts et le rouage ?

Qui la rendrait au sable, aux roseaux de son lit ?

L’orgueilleuse machine en ces mots répondit :

Eau bavarde, tais-toi ; ta sottise est extrême,

Et tu te plains injustement ;

Si je te mène rudement,

Ne reçois-je pas de toi-même

Et la force et le mouvement ?

 

                ***

 

Ce texte est extrait de : « Histoire de la Poésie Française à l’Epoque Impériale » par Bernard JULLIEN. Tome second. PARIS chez Paulin, éditeur, rue de Seine, 33. 1844. P. 181.

 

Voici quelques liens sur cet auteur :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Louis_Ginguen%C3%A9

 

http://dictionnaire-journalistes.gazettes18e.fr/journaliste/343-pierre-ginguene

 

http://books.openedition.org/pur/35876

 

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2805

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:52

 

Pour que la table soit toujours joyeuse, afin

Que ceux de la maison y mangent à leur faim,

 

Donnez-nous notre pain de chaque jour, ô Père,

Gardez nos bras vaillants et nos sillons prospères.

 

Bénissez la charrue, et le soc et les bœufs,

Et ceux qui vont jetant la semence autour d’eux.

 

L’hiver venu, Seigneur, pour qu’elle les protège,

Sur les blés nés à peine, étalez votre neige.

 

Plus tard, accordez-leur tout le soleil qu’il faut,

Et s’ils ont soif, ouvrez vos fontaines là-haut.

 

Donnez-nous des moissons abondantes et belles,

Et bénissez les moissonneurs et les javelles .

 

Bénissez ceux qui font les meules, bénissez

Ceux par qui les grands chars de gerbes sont dressés.

 

Bénissez les fléaux dans les aires sonores,

Bénissez les batteurs levés avant l’aurore.

 

Bénissez les boisseaux et bénissez le van[1]

Qui garde le bon grain et rend l’ivraie au vent.

 

Bénissez le moulin, la meule et la trémie,

Et bénissez la huche où la pâte est pétrie.

 

Et bénissez le four, où, dans le feu vermeil,

Le pain mûrit ainsi que les blés au soleil.

 

Dieu très-bon, bénissez la table des ancêtres,

Et donnez-nous le pain de chaque jour, ô Maître !

 

 

J’ai trouvé ce poème partiellement cité dans :

"La Langue Française dans la classe de fin d'études primaires et les cours complémentaires 1re et 2 e année. Les Editions de l'Ecole. 1946. P. 285.

La chance m’a permis d’en découvrir le texte complet dans :

http://forezhistoire.free.fr/louis-mercier.html

Voici quelques liens supplémentaires :

https://dioceseauxarmees.fr/images/stories/grande-guerre/GG_Pri%C3%A8res_de_la_tranch%C3%A9e.pdf (Reproduction des « Prières de la Tranchée. »)

http://data.bnf.fr/12380375/louis_mercier/

https://www.archive.org/stream/louismercier00bersuoft/louismercier00bersuoft_djvu.txt

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Mercier_(po%C3%A8te)

 

[1] van \vɑ̃\ masculin : Instrument d’osier, en forme de coquille, qui a deux anses, et dont on se sert pour secouer le grain, les impuretés, afin de séparer la paille d’avec le bon grain. Nettoyer du grain avec le van. https://fr.wiktionary.org/wiki/van

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 23:30

 

Les dahlias sont morts, les vignes vendangées;

Et la grive gourmande a fini ses concerts;

Tous les fruitiers sont pleins et les fraises mangées;

            Les jardins demeurent déserts.

 

Dans l'infini brumeux des horizons moroses

L'aurore a la tristesse et le charme du soir,

Sur les gazons flétris les pétales des roses

            Ont déjà fini de pleuvoir.

 

Mais nous aimons ce deuil et les bises nouvelles,

Et ce ciel tout de cendre aux funèbres rayons;

Nous ne connaissons pas les baisers infidèles

            Des mouches et des papillons.

 

Heureuses dans la paix de nos mornes allées

Que pour les tisons d'or quittent les pieds frileux,

Nous adorons les vents aux plaintes désolées

            Et les doux lointains nébuleux.

 

                             ***

 

 

J'ai trouvé ce poème, extrait du volume "Nouvelles poésies" de l'auteur, dans:

"La Langue Française dans la classe de fin d'études primaires et les cours complémentaires 1re et 2 e année. Les Editions de l'Ecole. 1946. P. 46-47.

 

 

Voici quelques liens concernant Charles Grandmougin:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Grandmougin

https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Charles_Grandmougin

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k616708

http://www.biblisem.net/etudes/walcgran.htm

http://www.artlyriquefr.fr/personnages/Grandmougin%20Charles.html

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 17:05

 

Non, tu ne peux chanter l’air pur et les nuages.

Non, tu ne peux chanter les brises du printemps.

Non, tu ne peux chanter les charmes de l’antan.

Non, tu ne peux chanter les fleurs et les bocages.

 

Non, tu ne peux chanter les grâces de la vie.

Non, tu ne peux chanter les loisirs précieux.

Non, tu ne peux chanter les aimables folies.

Non, tu ne peux chanter la terre ni les cieux.

 

Non, tu ne peux chanter la commune romance.

Non, tu ne peux chanter la femme ni l’amour.

Non, tu ne peux chanter, vulgaire troubadour,

Les plaisirs et les jeux, mais chante la souffrance,

 

Mais chante la souffrance et chante les prisons,

Chante les enfermés et chante leurs tortures,

Chante les suppliciés, chante les aventures

De ceux qui pour mourir sont plus grands que leurs noms.

 

Chante ceux qui s’en vont, et chante ceux qui restent,

Chante ceux que la haine enfin a sacrifiés.

Chantent ceux qui, seuls, purs, se lèvent et protestent

Et meurent, repoussant du pied toute pitié.

 

Chante ceux qui ont peur de tout opportunisme,

Chante ceux qui ont peur de toute confusion,

Chante ceux qui ont su posséder le cynisme

D’une vertu entière et sans compréhension.

 

Chante tous ceux qui paient pour demeurer des hommes

Et renoncent à tout pour pouvoir l’emporter,

A l’amour, à la vie, au bonheur d’être, en somme,

Qui renoncent à tout, sauf à la Liberté,

 

Chante leurs corps brûlés et chante leurs cadavres,

Et ceux qui n’auront plus que leurs noms à chérir.

Chante ceux qui sont fiers d’une mort qui les navre

Et chante ceux qui chantent en s’en allant mourir

 

Et prépare des chants pour les justes vengeances.

Que ta haine sacrée dresse les échafauds.

Tes martyrs, Liberté, clament leur allégeance,

Et la mort du martyr veut la mort des bourreaux.

 

Extrait du journal clandestin La Corse délivrée.

 

 

Texte extrait de : « La Poésie et la Résistance » Europe revue littéraire mensuelle – Juillet Août 1974. Pages 208-209.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 00:35

Que de lous acharnés sur une bergerie,

Qui n’a plus maintenant que les os et la peau,

Que d’âpres Médecins sur un pauvre troupeau

Qui ne fait qu’aspirer à la fin de sa vie !

 

Que de Taupes encore en si peu de prérie,

Que de cerveaux divers sous un même chappeau,

Que de Praticiens dans un pauvre barreau

Dont tant d’ânes confus ont fait une écurie !

 

Que de rîs corrompus parmi nos justes pleurs,

Que de Serpens cachez parmi nos belles fleurs,

Que d’ennuis vont pressant notre pauvre province !

 

Que de bourreaux en œuvre et de voleurs punis,

Si Dieu juste et vengeur fait la grace à mon Prince

De connoitre l’état de nos maux infinis.

 

***

 

Robert Angot de l'Eperonniere (vers1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satirique.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres Satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929.  "Nouveaux Satyres et Exercices. P217

 

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

                                           ***

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 23:12

 

Si j'eusse en lui portant des loüanges frivoles,

Accompaigné mes vers de six bonnes perdris,

Je n'eusse pas, Courval, perdu comme je fis,

Un procès qui valloit plus de trente pistolles.

 

De fait j'apperceu bien quand ses feintes paroles

Taxèrent en public l'honeur de mes écris,

Qu'il ne lui faut qu'offrir, pour emporter le pris,

Des Levraux, des Canards, des Turbots et des Solles.

 

C'est ainsi, mon Courval, que nous sommes trétés

Pour honorer des gens qui sauf leurs qualités

Sont moindres en effet que ne sont leurs manoeuvres,

 

Et qui ne deignent pas, quand ils les ont receus,

Feuilleter seulement un feuillet de nos oeuvres,

Si ne n'est quand ils ont besoin de torche-culs.

 

Robert Angot de l'Eperonniere (vers1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satirique.

Ce sonnet plein de dépit est adressé à Thomas Sonnet de Courval, (1577-1627), médecin et poète satirique lui aussi, grand ami de Robert Angot de l'Eperonnière.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres Satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929. P4-5.

 

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:16

 

Loire vante Ronsard et Sarte son Garnier,

Garonne Du Bartas, Seine La Bergerie,

Qui remplis de l'ardeur d'une docte furie

Se sont don,nés carrière au Delfique mestier.

 

De moy j'aime Ronsard pour nous avoir premier

Rapporté gravement l'antique Poësie,

Garnier pour bien tonner l'horrible Tragédie,

Bartas pour estre grave et Durant singulier.

 

Encor n'ont-ils gaigné la gloire de Permesse,

Car si l'un est util la douceur il délaisse,

Angot emporte seul cest honneur par sur tous,

 

Non pour sembler util, plus dous ou plus facile,

Mais pour bien meslanger l'utile avec le dous,

Et mesler  doctement le doux avec l'utile.

 

                             ***

 

Robert Angot de l'Eperonnière (vers 1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satyrique ; ce sonnet lui est écrit par une admiratrice qui ne le signe que de ces initiales: IDPA.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929. P4-5.

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

 

Note: vers 2 et 8, "La Bergerie" et "Durant": il s'agit du poète Gilles DURANT DE LA BERGERIE (1550-1605)

         vers 9, "Permesse": source consacrée aux Muses.

 

 

                                                                    ***

 

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:16

 

Loire vante Ronsard et Sarte son Garnier,

Garonne Du Bartas, Seine La Bergerie,

Qui remplis de l'ardeur d'une docte furie

Se sont don,nés carrière au Delfique mestier.

 

De moy j'aime Ronsard pour nous avoir premier

Rapporté gravement l'antique Poësie,

Garnier pour bien tonner l'horrible Tragédie,

Bartas pour estre grave et Durant singulier.

 

Encor n'ont-ils gaigné la gloire de Permesse,

Car si l'un est util la douceur il délaisse,

Angot emporte seul cest honneur par sur tous,

 

Non pour sembler util, plus dous ou plus facile,

Mais pour bien meslanger l'utile avec le dous,

Et mesler  doctement le doux avec l'utile.

 

                             ***

 

Robert Angot de l'Eperonnière (vers 1581 près de Vire-1646) est un gentilhomme normand (comme Malherbe), avocat et poète satyrique ; ce sonnet lui est écrit par une admiratrice qui ne le signe que de ces initiales: IDPA.

Tous ces éléments sont extraits de: "Oeuvres satyriques d'Angot de l'Eperonnière" Publiées avec une introduction et des notes de Frédéric LACHEVRE. Paris. Firmin-Didot. 1929. P4-5.

Quelques liens sur Robert Angot de l'Eperonnière:

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Angot_de_L'%C3%89peronni%C3%A8re

 

http://www.persee.fr/doc/annor_0570-1600_1977_hos_9_1_3806

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716667/f2.image

 

 

Note: vers 2 et 8, "La Bergerie" et "Durant": il s'agit du poète Gilles DURANT DE LA BERGERIE (1550-1605)

         vers 9, "Permesse": source consacrée aux Muses.

 

 

                                                                    ***

 

 

 

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